Quand voyeurisme rime avec compassion

Peut-être en avez-vous entendu parler… les fils de Moïse Roch Thériault (alias véritable bête humaine psychopathe) sont passé à Tout le monde en parle dimanche dernier. Ils ont ensuite, depuis le début de la semaine, fait le tour de tout les médias possibles et inimaginables par invitation de ceux-ci. Quel bonheur donc, d’entendre à nouveau ces histoires sordides hier soir à Denis Lévêsques et ce matin à V (oui, ils font toujours de l’information). Ça me rappelle tristement le 11 septembre tout ceci.
Lecteur de nouvelle surexcité – On nous dit que le nombre de morts est passé à 900, ici c’est la consternation, des gens se sont lancés par les fenêtres des tours jumelles pour abréger leurs souffrances.
Téléspectateur voyeur – Hey Babe, t’as entendu ça ??? Ils disent que des gens se sont pitchés des buildings. C’est trop sic. Vraiment nice (oui je connais des bêtes humaines comme ça)
Vous voyez le topo. Alors quand Denis “The Informer” Lévêsques raconte la vie des deux hommes comme un film en donnant des commentaires punchés (c’est incoyable, c’est effrayant), je n’y vois aucune compassion mais du voyeurisme. Le problème c’est que personne l’assument et que les médias adorent ça. Ils en mangent. Plus ils y a de sauvagerie assassine et plus ils sont contents. Ça leur fait quelque chose à faire. Tout ça, c’est comme en art. C’est difficile de faire toujours dans le bonheur. Le triste c’est plus facile à faire passer.
Pour être clair, je n’ai rien contre la fraternité qui a enfanté le bouquin. J’en ai contre tout ces gens qui le liront pour les mauvaises raisons.
D’ailleurs… quelle est la bonne raison ?